jeudi 16 août 2012

Essaim N° 29 - Ce que l’on doit à lalangue

A paraître en Octobre 2012


Erès - 26,50 €

Lalangue vient de fêter ses quarante ans. Elle est née le 4 novembre 1971, lors d'une conférence de Jacques Lacan, à l'hôpital Sainte-Anne, portant sur le "Savoir du psychanalyste". Signifiant nouveau que Lacan n'hésite pas à introduire (c'est tout sauf un lapsus) alors qu'il porte en lui le germe, sinon d'une remise en cause, à tout le moins d'un profond remaniement de certains aspects de son enseignement. 
Durant les années suivantes, il n'aura de cesse de revenir sur ce terme, d'en préciser la définition, d'en cerner les rapports avec l'inconscient. En un mot (c'est le cas de le dire), Lalangue est la langue maternelle. Elle porte en elle les premiers témoignages des vocalises croisées du bébé et de sa mère. Elle est sonore et signifiante. Lalangue s'origine de la lallation, du chant (et aussi du champ) signifiant qui s'inaugure entre une mère et son enfant. 
L'homophonie y tient une place prépondérante dont l'analyste pourra plus tard user dans l'interprétation. Lalangue est une pierre nouvelle posée dans le jardin de sa linguisterie par Lacan, bain de jouvence de la langue en un débat vieux comme le Cratyle, entre arbitraire et iconicité du signe. Lalangue, comment en serait-il autrement, donne lieu à des commentaires variés chez les psychanalystes. Terre promise d'un réel à reconquérir dans la cure analytique, quintessence du symbolique dans sa dimension d'ouverture aux quatre vents du sens, leurs interprétations de la "nature" de Lalangue divergent. 
Essaim, avec ce numéro, donne la parole à la langue. 


vendredi 10 août 2012

LA PASSE À PLUS D’UN TITRE. La troisième proposition d’octobre de Jacques Lacan

José Attal


2012 - L'Une-bévue - 20 €

Un des grands intérêts du présent ouvrage tient en l'indication qu'en novembre 1973, il s'est passé quelque chose de particulièrement remarquable à l'endroit de la supposée transmissibilité de la psychanalyse, ce que José Attal ne recule pas à qualifier de « nouveau départ ». 
Les deux premières Propositions d'octobre 67 sur le psychanalyste de l'Ecole, qui étaient censées régler cette transmission, s'avèrent être antithétiques l'une l'autre, et apparaît, formulée en 1973, ce qu'il faut bien nommer héraclitéennement, une troisième Proposition d'octobre 67. Lacan n'hésite pas à s'autodéterritorialiser, les énoncés canoniques du lacanisme qui organisaient la Proposition d'octobre sont déplacés, subvertis, voire déclarés caduques sur de nombreux points, chaîne signifiante, temps logique, etc. et la formule « l'analyste ne s'autorise que de lui-même », jugée accablante, se transforme.
La passe devient un agencement de production mutante de subjectivité, à saisir diagrammatiquement, et la psychanalyse, déclarée intransmissible par Lacan, peut trouver les conditions de sa réinvention par chaque analyste. Il s’agit alors de penser dans des coordonnées différentes la question : « qu'est-ce que témoigner ? »

jeudi 2 août 2012

Empan n° 86, 2012/2 : L'inattendu du bonheur

Editions Erès



Qu'est-ce que le bonheur ? Est-il définissable ? Est-il assimilable au bien-être, à la qualité de vie, à la joie, à la bientraitance, à l'équilibre, à la méditation... ? Est-il un terme galvaudé au point de devenir une marchandise ? Faut-il d'ailleurs le qualifier ? Les processus émotionnels, la question de la temporalité se révèlent-ils au cœur de cette notion de bonheur ? Le bonheur suscite-t-il une déprise psychique et/ou physique ? Sublimation émotionnelle qui nous échappe et nous imprègne dans le même temps, situations proches du panthéisme, d'un absolu de soi, en soi, pour et avec l'autre... Comment accéder au bonheur, au moyen de quelle porte ? Ouverte par nous-mêmes ? Par l'autre ? Le bonheur, pour les professionnels des champs social, médico-social et de santé, est un concept saugrenu voire indécent (Vivons heureux, vivons cachés !). En quoi les services et les professionnels seraient-ils concernés ?

mercredi 1 août 2012

L'objet a. Approches de l'invention de Lacan

 Guy LE GAUFEY



Mars 2012 - EPEL - 21 €

L'objet a de Lacan est aussi célèbre qu'ignoré dans sa teneur. D'où vient-il ? Guy le Gaufey suit d'abord les conditions textuelles et conceptuelles de son émergence au fil des séminaires. Le mystère n'est pas pour autant levé.
Relique, zéro algébrique, point de fuite perspectif, objet de l'hypnose... sont appelés à la rescousse. Tel l'objet a, chacun participe d'un ordre qu'il subvertit, en bouleversant la consistance de l'ensemble où il opère. 
Cette stratégie indirecte tout à la fois respecte et éclaire l'impossibilité d'une définition canonique de cet objet que Lacan a pu présenter comme son invention