lundi 28 mai 2012

De l'homme en psychanalyse

Revue Figures de la Psychanalyse Numéro 23 - Revue semestrielle



2012 - Erès - 25,50 €

L'inscription des acquis du féminisme dans l'épaisseur du tissu social, associée aux processus de délégitimation de la post-modernité, a porté un rude coup à « l'identité masculine ». Alors quel homme ? Certes, la psychanalyse n'a pas vocation à donner des réponses valables pour tous mais elle fournit un appareil conceptuel adéquat pour interroger la clinique de la différence des sexes. Aujourd'hui le moment est venu pour les psychanalystes de questionner, du côté masculin, l'impact du réel de la différence des sexes sur le sujet.

Ont participé à ce numéro : Alexandre ADLER - Jean-claude AGUERRE - Paul AUDI - Serge BEDERE - Zoubida BESSAIH - Edith CAMPI - Gisele CHABOUDEZ - Marielle DAVID - Patrick DE NEUTER - Olivier DOUVILLE - Gerard GAROUSTE - Helene GODEFROY - Christian HOFFMANN - Patrick LANDMAN - Silvia LIPPI - Jean-jacques MOSCOVITZ - Claude-noele PICKMANN - Gerard POMMIER - Jacques SEDAT - Markos ZAFIROPOULOS -


samedi 19 mai 2012

Le Lac inconnu. Entre Proust et Freud

Jean-Yves Tadié



Mai 2012 - Gallimard - "Connaissance de l’inconscient " - 16,50 €

On trouvera ici un inventaire des sujets que Proust et Freud ont traités, si nombreux qu'on ne les a sans doute pas abordés tous. Les deux hommes, s'ils s'étaient rencontrés, auraient eu tant de choses à se dire ! Dans un genre longtemps illustre, on rêve d'un dialogue des morts. Chaque thème découlant du précédent, en partant du rêve et jusqu'à la mort, nous avons espéré éclairer l'un par l'autre, comme si les discours alternés se fondaient en un propos unique : il faut être deux pour parvenir à la vérité. Ce que j'ai cherché. c'est à comparer deux intelligences, deux attitudes, deux comportements face aux hommes et au monde face à soi aussi. Comme si, des deux termes de la comparaison, des deux pôles de la métaphore, pouvaient, je l'espère, jaillir une étincelle, une idée, une impression poétique. Ainsi se souviendra-t-on toujours de l'un quand l'autre parle.

vendredi 18 mai 2012

La revue nationale des Collèges cliniques n° 11 : "Ce qui nous affecte"

Mars 2012





LACAN, tout au long de son enseignement, précise et nuance l’importance de l’affect pour l’être parlant. À·la suite de FREUD, il donne un statut particulier à l’affect d’angoisse, affect fondamental qui contrairement aux autres affects, ne trompe pas sur sa cause : l’imminence du réel et l’imprévisibilité du désir de l’autre qui surprennent le sujet.

Avec ce thème, « Ce qui nous affecte », l’accent est porté d’emblée sur la distinction à faire entre, ce qui affecte, le langage, et ce qui est affecté, le corps. L’affect est un effet : celui de l’incorporation de la structure du langage, dès les premiers ancrages langagiers de jouissance dans la lalangue maternelle.

Sont examinés ici, les modalités et les limites de cette incorporation, notamment dans la psychose ou dans les expériences de jouissance féminine. L’affect y est envisagé dans son ancrage pulsionnel (sur l’axe satisfaction/insatisfaction), dans le lien au désir de l’Autre (assujettissement ou séparation), dans sa dérive signifiante (glissant de représentation en représentation, il trompe sur sa cause) et dans son rapport au réel.

Est questionnée l’apparition des affects propres à la situation analytique, ceux liés au transfert et au savoir insu de lalangue. Les affects, soumis à l’éthique du bien-dire, se modifient au cours et jusqu’en fin d’analyse et sont transmis dans la passe

mercredi 16 mai 2012

La Rencontre amoureuse. Clinique de la contingence

Ch. Albert, G. Briole, H. Castanet, N. Guey, F. Haccoun, Ph. La Sagna, C. Lazarus-Matet, F. Regnault.


Septembre 2011- Editions Himeros - 28,50 €

Dans son Cours de 2008, Jacques-Alain Miller insiste sur le réel qui tient à la contingence. « Rien ne cesse de s’écrire entre les sexes » dira-t-il. Le réel est tout à la fois celui du non-rapport – c’est le réel qui se démontre comme impossible – et celui de la rencontre dans la relation amoureuse – c’est le réel de la modalité de la rencontre. Le réel comme impossible est le réel de la logique. Le réel de la contingence désigne celui en propre de la psychanalyse. Choisissons de nommer les formes de la rencontre contingente entre les sexes aux fins de tirer des conséquences cliniques de ce réel. En affirmant la contingence, nous faisons surgir « l’acide » » qui détruit toutes les catégories établies, tous les comptages, tous les idéaux scientifiques qui, eux, énoncent le nécessaire, le possible et l’impossible.

Appliquons cette thèse à notre doxa : en quoi et comment le réel de la contingence nous oblige-t-il à repenser notre savoir psychanalytique sur le sexuel ?

En quoi et comment cette contingence est-elle portée par l’acte de l’analyste et si elle n’est pas portée par cet acte, c’est une contingence de seule rhétorique ? En quoi et comment est-elle interne à la cure ?

Ce thème1 est politique non point simplement parce qu’il interroge comment les sexes, par la contingence, se rencontrent ou pas à notre époque, mais parce qu’il affirme que la psychanalyse pose autrement la question. Notre monde – avec ses discours aux artifices ouatés qui plaisent aux maîtres – se voudrait sans réel. En affirmant, avec la psychanalyse, le réel de la contingence - et il n’y a pas d’autre réel que la rencontre contingente entre les sexes – nous sortons du fatalisme du symbolique et des idéaux normatifs – nous sortons de l’imaginaire idyllique où le rapport sexuel se fait avec le corps sans la tête. Une conséquence : l’invention et la réinvention. Mais ces dernières ne font pas ami-ami avec le réel. Elles le rencontrent, en souffrent, consentent ou pas à en tirer des conséquences – et l’une d’elles est justement que la vie n’est pas un songe.

La clinique présentée lors de cette Conversation aura pour enjeu politique de délinéer, cas par cas, ces inventions qui font ( et défont et refont) la rencontre amoureuse aujourd’hui, pas sans réel.

Étonnantes mystifications de la psychothérapie autoritaire

Jean-Claude Maleval



Avril 2012 - Navarin - Le champ freudien - 18,50 €

Trois récentes épidémies de troubles mentaux ont été induites par des psychothérapeutes américains : enlèvements extra-terrestres, sévices subis dans l’enfance, troubles de la personnalité multiple. Comment ces théories rocambolesques ont-elles pu trouver créance et avoir parfois des vertus curatives ?

Ce livre savant, divertissant et polémique, détaille aussi les excès des techniques cognitivo-comportementales, prêtes à tout pour rendre chacun conforme au mythe de « l’homme normal ». Quels sont les artifices utilisés pour les préconiser ?

Jean-Claude Maleval explique les pouvoirs de la suggestion, qui sont au principe de toute psychothérapie. Comment s’y retrouver ? Il trace une ligne de démarcation radicale entre la psychothérapie autoritaire et les psychothérapies relationnelles, ces dernières ayant des points communs avec la psychanalyse.

L'inconscient de papa et le nôtre. Contribution à la clinique lacanienne

Serge Cottet


Mars 2012 - Editions Michèle - 27 €

Cet ouvrage réunit près d’une vingtaine d’articles récents de Serge Cottet.

Leur rassemblement loin d’être arbitraire, a pour fil conducteur l’orientation actuelle de la clinique psychanalytique éclairée par l’œuvre de Jacques Lacan. On y fait valoir les principes du déchiffrage de Freud, leur application à l’actualité des symptômes modernes et du malaise dans la civilisation. Chaque article soulève une question actuelle : la dépression, la sexualité des adolescent, la criminalité, la psychose ordinaire, L’ordre symbolique...

L’ensemble de ces textes est porté par l’orientation d’une école de psychanalystes sensibilisée à la montée de la marée noire anti-freudienne, scientiste et cognitiviste, aujourd’hui confirmée. L’époque d’un Freud incontesté en France est terminée; Depuis une quinzaine d’années, sous l’influence des Thérapies Cognitivistes-Comportementales (TCC) et du « politiquement correct » aux Etats-Unis, la rumeur d’un Freud faussaire veut s’imposer; elle est relayée en France par d’obscurs sophistes qui veulent réduire la psychanalyse à une entreprise de manipulation. Aux dires de jacques-Alain Miller l’éducation freudienne du peuple français reste à faire et passe par l’interprétation, voire la subversion des concepts galvaudés de la psychanalyse; cette actualisation n’est pas à la remorque des sciences humaines ni de la biologie - disciplines étrangères aux effets du langage sur le mode jouissance. Notre contribution s’attache à montrer, dans une identité d’intention, que le post- freudisme ne revient pas à la nostalgie de l’inconscient de papa. La clinique psychanalytique est en prise sur le malaise de notre temps et en fournit la clé.

vendredi 11 mai 2012

Pourquoi les mathématiques comptent pour la psychanalyse

Revue Essaim n° 28, 2012/1


Editions Erès 

Avec les schémas de l'appareil psychique, le moi comme projection d'une surface, l'analyse dite finie et infinie, la Spaltung, Freud ouvre la porte aux mathématiques dans la psychanalyse. La topologie des surfaces et des nœuds que Lacan développe tout au long de son enseignement donne une place à part entière à la mathématique dans la psychanalyse, au point que l'on ne saurait dissocier cette dernière de son abord topologique. Il ne s'agit pas de décalquer sur les fondements de la psychanalyse des modèles mathématiques mais de prendre acte de ce que l'inconscient étant structuré comme un langage, les questions de rapport, de division, de nombre, de représentation et de transformations de l'espace doivent être prises dans un sens littéral, donc mathématique.
Les articles de ce numéro sont issus d'un colloque sur ce thème qui s'est tenu à l'université de Rouen en février 2011, regroupant psychanalystes, philosophes, mathématiciens.

Page 5 : - Argument. Pourquoi les mathématiques comptent pour la psychanalyse | Page 7 à 16 : Jean-Pierre Cléro - Avant-propos | Page 17 à 27 : Jean-Pierre Cléro - Les mathématiques, c'est le réel | Page 29 à 36 : Erik Porge - Le mode de penser topologique | Page 37 à 47 : Gilles Chatenay - Symptôme, pas-tout et à-peu-près | Page 49 à 58 : Guy Le Gaufey - À la recherche d'un roc de la pensée | Page 59 à 68 : Christian Centner - Le lieu de la surface | Page 69 à 84 : Guy Félix Duportail - Le sujet retrouvé ? | Page 85 à 97 : René Guitart - L'idée d'objet borroméen, à l'articulation entre les nœuds et la logique lacanienne | Page 99 à 111 : Yann Diener - Schéma des scissions, graphe de la passe et carte de la dispersion | Page 113 à 121 : Laurent Carrive - Lacan : la psychanalyse, la mathématique et l'impossible | Page 123 à 131 : Vincent Clavurier - La consistance du nœud borroméen : un problème psychanalytique ? | Page 133 à 141 : Christian Fierens - Que veut dire « dire » ? | Page 143 à 159 : Baldine Saint Girons - Des écrits comme « paroles réelles » chez Lacan et chez Vico | Page 161 à 169 : Florence Even - La soirée des nœuds dans Les égarements du cœur et de l'esprit de Crébillon Fils 1736-1738 | Page 171 à 181 : Michael Quinn - L'archétypation et la recherche d'images signifiantes : signifiant et signifié dans la logique de Bentham | Page 183 à 191 : Patricia Janody - Les noces de l'art et de la folie enfantent en politique… | Page 193 à 196 : Fernand Cambon - Brassens et Lacan | Page 197 à 202 : Michel Plon - Fethi Benslama, Soudain la révolution! | Page 203 à 207 : Franck Chaumon - Yann Diener, On agite un enfant | Page 209 à 211 : Sophie Aouillé - Jacques Hassoun, Les contrebandiers de la mémoire | Page 213 à 216 : Sophie Aouillé - Catherine Millot, O Solitude | Page 217 à 220 : Michel Plon - Jean-Claude Milner, Clartés de tout. De Lacan à Marx, d'Aristote à Mao | Page 221 à 228 : Thierry Longé - Stéphane Mosès, Rêves de Freud | Page 229 à 231 : Simone Wiener - Laure Murat, L'homme qui se prenait pour Napoléon Pour une histoire politique de la folie | Page 233 à 241 : Dominique Simonney - Colette Soler, Les affects lacaniens.

De l'homme en psychanalyse

Revue Figures de la psychanalyse n° 23, 2012/1


Editions Erès - 25,50 €

L'inscription des acquis du féminisme dans l'épaisseur du tissu social, associée aux processus de délégitimation de la post-modernité, a porté un rude coup à « l'identité masculine ». Alors quel homme ? Certes, la psychanalyse n'a pas vocation à donner des réponses valables pour tous mais elle fournit un appareil conceptuel adéquat pour interroger la clinique de la différence des sexes. Aujourd'hui le moment est venu pour les psychanalystes de questionner, du côté masculin, l'impact du réel de la différence des sexes sur le sujet.

Page 1 : Michel Soulé - Le maquettiste | Page 12 à 30 : Bernard Golse, Sylvain Missonnier - Hommage à Michel Soulé | Page 32 à 36 : Catherine Chabert - Œdipe aux frontières | Page 37 à 41 : René Roussillon - Deux paradigmes pour les situations-limites : processus mélancolique et processus autistique | Page 42 à 44 : Didier Lauru - Et ta limite ? | Page 44 à 48 : Marie-Camille Genet, Gisèle Apter - Les mères états-limites et leurs enfants : de l'étude longitudinale des interactions mère-bébé au fonctionnement psychique de l'enfant.


Autorité et tentation autoritaire

Revue Le Coq-héron n° 208, 2012/1


Editions Erès

La Personnalité autoritaire d'Adorno est en quelque sorte la référence lointaine de ce dossier. S'intéressant en particulier à l'obéissance, mentionnée souvent dans les déclarations des acteurs sociaux de l'époque, l'auteur y exprime sa perplexité devant les agissements fascistes. Un demi-siècle plus tard, ce texte entre en résonance avec les interrogations d'aujourd'hui liées au climat défavorable à toute activité de pensée. L'air du temps est propice à l'apparition des « guides », des « sauveurs », des porte-paroles de certitudes réligieuses ou scientifiques. Comment distinguer l'autorité de l'autoritaire ? Cette question est l'axe de ce dossier. Il faut d'abord se préoccuper des enjeux de la constitution d'une autorité interne qui permette une prise de parole singulière et non la répétition de quelques « mantras » hypnotiques. En opposition, se pose la question des conditions de reconnaissance de la parole de l'autre comme affirmation d'un pôle ineffaçable.

Page 7 à 9 : Fabio Landa - Éditorial | Page 11 à 42 : Béatrice Fortin - La mort est un maître d'Allemagne. Essai sur une logique du nazisme | Page 43 à 53 : Ghyslain Lévy - Entre spirale de la destruction et survie aux extrêmes | Page 54 à 66 : Jean Peuch-Lestrade - L'autorité des psychanalystes en question ? | Page 67 à 76 : Charlotte Herfray - Autorité et pouvoir | Page 77 à 85 : Lise Demailly - Comment dire l'actuel « malaise dans la civilisation » ? | Page 86 à 92 : Claude Guy - Pouvoir (faire) autorité | Page 93 à 106 : Yves Lugrin - De l'autorité de l'inconscient | Page 107 à 114 : Mireille Fognini - Quand Stefan Zweig stigmatise l'exercice de l'autorité pervertie en tyrannie | Page 115 à 116 : Judith Dupont - Autorité, autoritarisme. Une expérience vécue | Page 117 à 126 : Liliane Irzenski - L'enfant extradé | Page 127 à 134 : Esmat Torkghashghaei - Le dysfonctionnement de la perception | Page 135 à 143 : Jacqueline Rousseau-Dujardin - Devenir de la psychanalyse ? | Page 144 à 145 : Elisabeth Roudinesco - Après-coup | Page 146 : - Lecture.