lundi 30 mai 2011

Psychanalyse et création ; la cure et l'oeuvre

Michel Lapeyre

2

Février 2011 – P.U. du Mirail – 15 €

" J'ai donné comme titre à mon séminaire : Psychanalyse et création, pour pouvoir prendre plutôt que donner des leçons auprès de l'art et du "poète".
C'est urgent, à mon avis, pour retrouver le sens de ce qu'est la psychanalyse. Il n'y a rien de pire que de faire de la psychanalyse un idéal de connaissance et de vie (de savoir et de jouissance) à quoi l'on sacrifie tout. Ça ne veut pas dire pourtant, au contraire, qu'il s'agit de relativiser la psychanalyse. Freud dit souvent que les acquis d'une cure peuvent se perdre (même chez et pour l'analyste).
Ailleurs, il envisage que les conquêtes de la civilisation et de la culture, y compris, pourquoi pas, la psychanalyse elle-même, puissent être détruites. Alors, dit-il, nous recommencerons sur de nouvelles bases, nous reconstruirons à nouveaux frais. Vu la peine que lui a coûté la découverte de l'inconscient, vu les souffrances et les persécutions qu'il a dû subir et endurer pour la défendre, la promouvoir, la transmettre, cette remarque de Freud m'a fait réfléchir, et même pousser ma réflexion à l'extrême.
" La matière première de cet ouvrage a été fournie par les notes rédigées par Michel Lapeyre entre janvier et juin 1998 pour le séminaire de recherche qu'il dirigeait. Restituer la pensée toujours vivante de l'auteur, rendre hommage au chercheur aujourd'hui disparu : telles sont les ambitions de ce livre qui plongera le lecteur au coeur d'une réflexion passionnante sur les processus créatifs.

(Editeur)

mercredi 25 mai 2011

La voix des personnages

Martine de GAUDEMAR

98222100995240L

Mai 2011 - Les Éditions du Cerf | Passages – 28 €

Médée est plus qu'une mère infanticide, Don Juan plus qu'un grand seigneur méchant homme, Cléopâtre plus qu'une reine séductrice. Ces personnages donnent une voix particulière à des dispositions universelles (rebelles, séductrices, sacrificielles, etc.). En incarnant un monde possible ou désirable, ils nous posent la question : Quel monde voulons-nous ? Ils nous insufflent leur énergie, leur désir de vivre. À nous, comme l'ont fait naguère Mozart ou Shakespeare, d'entendre leur exigence de reconnaissance, de mesurer le poids de tradition qu'ils transmettent, mais aussi les possibilités d'existence qu'ils ouvrent en montrant diverses « formes de vie ». Les personnages vivent dans une aire transitionnelle, entre l'intime et le collectif. « Individualités typiques », ce sont des virtualités agissantes qui prennent corps dans les songes, les œuvres d'art, les textes littéraires (tragédie grecque, drame shakespearien, opéra), au cinéma aujourd'hui, et tissent notre imaginaire partagé. Comme les « femmes inconnues » du mélodrame hollywoodien étudié par Stanley Cavell, ils nous offrent un nouveau « cogito » qui réhabilite la vie sensible et affective.

(Editeur)

lundi 23 mai 2011

La Madone à la fourrure

Leopold von Sacher-Masoch

MADONE_FOURRURE

Mai 2011 – EPEL – 20 €

Vianney Piveteau (Traduction), Jean Allouch et Vianney Piveteau (Postface)

On a jusqu’à présent largement promu la Vénus à la fourrure et négligé la Madone. Du même pas, on a revêtu Sacher-Masoch des habits prêt-à-porter du masochisme fabriqués dans les ateliers de la Psychopathia sexualis.
Romance kitsch d’une difficile et heureuse conquête amoureuse, mais aussi et indissociablement essai de philosophie morale, La Madone à la fourrure balaie ces considérations : le mariage moderne dissipe le masochisme comme la chaleur estivale la rosée du matin…
En postface, Jean Allouch et Vianney Piveteau reprennent la question du masochisme au point où l’avaient portée Gilles Deleuze et Jacques Lacan en 1967.

lundi 16 mai 2011

Au risque de la topologie et de la poésie - Elargir la psychanalyse

Michel Bousseyroux

6

Mai 2011 – Erès - Collection : Point hors ligne – 28 €

En quoi la topologie et la poésie éclairent-elles la pratique du psychanalyste ? Et pourquoi les conjoindre à un risque - qui plus est absolu, au dire de Lacan ?

Ce livre propose quelques réponses qui permettent d'aborder autrement certains problèmes cruciaux de la psychanalyse, comme celui de l'être sexué et ses jouissances, des structures cliniques des psychoses, du symptôme, de l'inhibition et de l'angoisse dans leur fonction de nomination, de la passe et de la fin de l'analyse.

À quoi sert la topologie des nœuds de Lacan ? À serrer le trou, le vrai, ses points de coincement et de couinement (donc, de jouissance). Ce vrai trou de la structure est ce que la poésie (et encore plus, après Auschwitz) s'essaye à ne pas reboucher. « La poésie ne s'impose plus, elle s'expose », écrit Paul Celan. La psychanalyse aussi.

Courir le risque de la topologie et de la poésie, s'y exposer comme psychanalyste, c'est élargir la psychanalyse. L'élargir, c'est l'affranchir du sens et par là même de la religion. Plus encore, élargir la psychanalyse, c'est la faire sortir de derrière la grille du psychique où Kant emprisonne l'inconscient, pour l'introduire, avec la topologie, à une nouvelle esthétique, et, avec la poésie, à une nouvelle éthique.

(Editeur)

lundi 9 mai 2011

Nouvelles formes de vie et de mort : une médecine entre rêve et réalité

Médecine et psychanalyse 12e colloque, sous la direction de Danièle Brun

livre-1176

Études Freudiennes hors série

Ce volume est publié dans le cadre du 12e colloque de la SMP, organisé à Paris les 14, 15 et 16 janvier 2011 : "Nouvelles formes de vie et de mort : une médecine entre rêve et réalité".

Les témoignages issus de la pratique et de la réflexion des intervenants s'y croisent dans plusieurs champs : celui de la médecine, de la psychanalyse, de l'éthique, de l'anthropologie, de la sociologie.

On s'apercevra que si les perspectives de vie et de mort sont renouvelées par les avancées de la médecine et par les compétences accrues des services hospitaliers, il reste indispensable de s'interroger sur les désirs des patients comme sur ceux de leur entourage et des soignants : Vivre ou mourir, à quel prix et Dans quelles conditions ? Pour soi-même et pour les autres ?

Existe-t-il des facteurs psychiques qui orientent le vivre et le mourir ? Ou qui, du fait de l'amélioration des thérapeutiques, influencent les modalités d'accompagnement des proches ?

La collection des Actes "Médecine et psychanalyse" débutée en 1993 s'enrichit avec ce livre où les approches sont diverses tant en ce qui concerne la vie qu'en ce qui concerne la mort. La technique et les avancées de la médecine sont associées à leurs effets sur la vie psychique ainsi que sur les modalités d'annonce du décès. On s'attache à relever leurs impasses actuelles aux différentes époques de la vie et dans différents lieux.

Entre médecine et psychanalyse, quelle place réserver à l'humanité ? Et si l'on frôlait parfois la barbarie ... ?

On trouvera également dans la rubrique "Points de vue", un article de Conrad Stein sur la spécificité de l'antisémitisme en regard du racisme et de la xénophobie.

Comité scientifique

Danièle Brun, Franck Dugravier, Martine Frischmann, Michèle Levy-Soussan, Catherine Vanier, Nathan Wrobel, Jean-Michel Zucker

Organisation Société Médecine et Psychanalyse,

Université Paris-Diderot (GIS et CRPMS), études freudiennes Avec le soutien de l'AFM, de la Banque Populaire Rives de Paris et des Domaines Martin, Château Saint-Pierre, Saint Julien Beychevelle

lundi 2 mai 2011

Jouer pour de vrai. Du psychodrame individuel à la psychanalyse

Patrick DELAROCHE (ed)

4

Avril 2011 – Erès – Coll. Hypothèses – 25 €

Le psychodrame psychanalytique individuel (PPI) permet à un patient (enfant, adolescent, adulte) de mettre en scène de façon improvisée et ludique les fantasmes qu'il ne pourrait ni dire ni même se représenter en relation duelle.
Cette technique, créée dans les années 1950 par Serge Lebovici, se développe considérablement dans tous les centres, CMP, CMPP en particulier, qui s'occupent d'enfants et adolescents désirant une aide psychologique mais incapables au départ d'associer leurs idées comme le veut la psychothérapie psychanalytique.
Les auteurs présentent ici les fondements théoriques et techniques du PPI en les articulant à la clinique. Ils témoignent des avancées théoriques de cette technique inspirée de la psychanalyse pouvant lever les obstacles qui bloquent la psychothérapie ou rendent la psychanalyse interminable.

Pédopsychiatre, psychanalyste, Patrick Delaroche a dirigé pendant plus de trente ans un hôpital de jour pour adolescents et deux CMPP (centre médico-psycho-pédagogique). Il est responsable d'une unité de psychodrame à l'hôpital de la Salpêtrière et a formé à cette technique toute une génération de psychanalystes. Il a été membre de l'École freudienne, fondée par Jacques Lacan, et vice-président d'Espace analytique, dirigé par Maud Mannoni.

Avec la participation de : Isabelle Blondiaux, Jean-Marc Dupeu, Madeleine Jeliazkova-Roussel, Hager Karray, Raoul Le Moigne, Houssem Louiz, Yves Manela, Emmanuel de Nonneville, Laetitia Petit, Jean-François Rabain, Françoise Sanchez-Velez, Jean-François Solal, Venceslav Vatov, Marc Vincent, Michel Weinstadt