mercredi 26 mai 2010

De la honte à la culpabilité

Jean-richard FREYMANN (ed)



Editeur : Erès
Collection : Hypothèses
Parution : mai 2010
Prix : 23 €

« J'ai la honte », « Arrête de me culpabiliser », « Ça me donne de l'angoisse » : comment saisir la genèse de ces affects partagés par le tout-venant et les interroger à partir de la psychanalyse ? C'est l'ambition de ce nouveau séminaire où Jean-Richard Freymann a choisi d'adopter la méthodologie de travail proposée par Lucien Israël,« les échanges dialogués ».

Les auteurs proposent ici un certain nombre de déploiements de la question de la honte, de théorisations et de différenciations de la place de la honte qui paraît tributaire avant tout de la relation à l'autre.

La honte se dessine comme une structure liée au désir de l'Autre et aux effets du discours de l'Autre, la culpabilité ouvrant sur le complexe d'Œdipe dans ses rapports à la castration. Quant à l'angoisse, qui est un moteur du désir et notamment du désir de l'analyste, elle apparaît comme une zone de transition entre désir et jouissance.

En filigrane, c'est l'éthique de la psychanalyse, située du côté du désir et non de la culpabilité, qui se trouve ici questionnée.

Jean-Richard Freymann est écrivain, psychanalyste, psychiatre, directeur scientifique des éditions Arcanes. Il est aussi président de la FEDEPSY (Fédération européenne de psychanalyse et École psychanalytique de Strasbourg).

Avec la participation de : Guy Chouraqui, Charlotte Herfray, Pierre Jamet, Daniel Lemler, Michel Lévy, Sylvie Lévy, André Michels, Cathie Neunreuther, Michel Patris, Bertrand Piret, Robert Steegmann.

mercredi 19 mai 2010

Sigma n°3 - La Norme alitée : effets de discours

La revue Sigma est une revue annuelle de recherche en psychopathologie et de clinique psychanalytique.



Parution : Novembre 2009

Éditorial par Yann Divry

CLINIQUE
« C’est trop ! » Récit clinique, Jean-Charles Troadec
Clara allégée, Gael Nevi
Reich et le bestiaire, Claude Oger

RECHERCHES
« Le bâillon infernal »,quelques notes incomplètes, Laurent Ottavi
Le « phallus lacanien » et l’opération analytique, Marie-Hélène Blancard
La « charge mentale » comme actualité de la clinique du travail ?, Patrice Poirier
Phénomène élémentaire psychotique et psychose ordinaire, François Sauvagnat

OUVERTURES
De l'ordinaire au pire..., Xavier Bernard
Rencontre avec Guillaume Le Blanc, Guillaume Le Blanc
Dé-penser le corps, Lucie Juliot
Evaluator, Anne Dubreucq

*

Les prochains numéros auront pour thèmes :
De Mens en savoir plus
La sexualité freudienne en savoir plus

LA PSYCHANALYSE DU DUCE - Benito Mussolini (1883-1945). Une mise en scène de l'histoire

Roland Brunner



Parution : mai 2010
Edition : L'Harmattan
Prix : 10,5 €

La fiction d'une psychanalyse d'un dictateur pour mettre en scène la réalité de l'Histoire. Les faits se situent en avril 1945, dans une Italie livrée au chaos. La Marche sur Rome hante encore pourtant le Duce à Salo, cette éphémère capitale de sa république fantoche. Déprimé, c'est son médecin qui lui conseille une psychanalyse. Une rencontre inattendue entre ce dictateur et ce psychanalyste juif de Rome. On y découvre un Mussolini comique, sympathique, cruel et désemparé. Les tyrans sont parfois sympathiques, c'est à ce titre qu'ils sont dangereux...

vendredi 14 mai 2010

Tricheur de sexe, L'abbé de Choisy : une passion du travesti au Grand siècle.

Hervé Castanet



Editions Max Milo
Prix : 16 €

"L'abbé de Choisy (1644-1724) est une référence de J. Lacan. Cet abbé est connu pour s'être déguisé en femme à la cour de Louis XIV et avoir rédigé une présentation de ses Aventures qui est passée à la postérité. J. Lacan le cite, en 1966, pour isoler le moi du cogito de ce personnage : "Je pense, quand je suis celui qui s'habille en femme" (Ecrits. p. 56) et dans son séminaire L'objet de la psychanalyse pour conseiller sa lecture et y vérifier la thèse freudienne : "la perversion est normale" (15 juin 1966). Dans un ouvrage qui vient de paraître *Tricheur de sexe - l'abbé de Choisy : une passion du travesti au Grand Siècle*, Hervé Castanet reprend ces références en les rapportant à la vie de ce personnage, amis des princes, et membre éminent de l'Académie française. A le lire et à revenir aux descriptions de ses contemporains (d'Alembert, le marquis d'Argenson, la grandeDemoiselle, la comtesse de Brégis, Somaize, Tallemant des Réaux, l'abbé d'Olivet et quelques autres), que va-t-on découvrir qui fait le ressort de cette passion travestiste ? Quels personnages, surgis du passé, vont apparaître ? Une figure se détache - celle de sa mère Jeanne Olympe, amie des reines et proche de Louis XIV, qui fut une précieuse renommée et n'hésita pas à transformer, y compris avec des corsets de fer, son fils en... fille. Mais pourquoi ? Psychanalyse et enquête policière au Grand Siècle.

mercredi 12 mai 2010

L'AUTRE MÉCHANT. Six cas cliniques commentés.

sous la direction de Jacques-Alain MILLER



Editeur : Navarin
Collection : La bibliothèque lacanienne (4)
Prix : 14,50 €

Sous ce titre faisant écho à la persécution, six psychanalystes explorent les multiples visages de l’Autre méchant : discrets ou tonitruants, depuis la menace diffuse, en suspension dans le monde, toujours prête à surgir, jusqu’à l’incarnation de la malveillance dans le rapport à autrui, multiple ou unique. La phénoménologie de la persécution s’en trouve enrichie.
Au fil de la discussion, le lecteur découvre une grande diversité de style dans les positions adoptées par les psychanalystes qui témoignent ici de leur pratique. Chacun y démontre qu’il invente un savoir-faire sur mesure avec chaque patient.
La Conversation s’est déroulée sur un fond clinique fondamental, celui de « la grande noblesse de la paranoïa », la paranoïa comme désignant l’état natif du sujet, selon l’expression de Lacan. La méchanceté est attachée à la chaîne signifiante comme telle. Juste à parler, les sous-entendus apparaissent et laissent supposer la malveillance de l’Autre…

Lettre de l'inconscient

FIGURES DE LA PSYCHANALYSE (Logos Anankè) n°19



Parution : juin 2010
Editions : Erès
Prix : 25 €

Coordination : Gisele CHABOUDEZ - Olivier DOUVILLE

Ont participé à ce numéro : Paul-laurent ASSOUN - Anne CARPENTIER - Magali CHETRIT - Frederic DE RIVOYRE - Alain DIDIER-WEILL - Marcel DRACH - Isabel FORTES - Brigitte HAIE - Luis IZCOVICH - Max KHON - Philippe KONG - Brigitte LALVEE - Michel LEVERRIER - Martine MENES - Dominique NOEL - Caroline PELABON - Frederic PELLION - Claude-noele PICKMANN - Marie TERRAL-VIDAL - Monique TRICOT -

L'inconscient forme des lettres. Découvrir que le rêve est écrit, avec la condensation et le déplacement, permit à Freud d'inventer la psychanalyse. Savoir déchiffrer ces lettres dans les rêves, les symptômes et les lapsus fait partie de ce qu'un analyste apprend en le devenant, puisqu'il l'a appris de son analyse. Il s'y rompt comme à une langue nouvelle qui ne se parlerait pas, pas plus que le discours sans parole qui est devenu le sien. L'ordinaire de l'analyse trouve la source la plus sûre des pensées de l'inconscient dans ses formations, c'est là qu'elle convoque son sujet, jusqu'à l'être du fantasme. Pourtant le chiffrage des formations de l'inconscient n'est pas fait pour être lu, même s'il fait sens. Quelle est dès lors sa fonction, et quel usage une analyse en fait-elle ?