vendredi 26 juin 2009

Le Coq-Héron N° 197

Sabina Spielrein, une oeuvre pionnière, un destin singulier



Rédactrices en chef : Eva Brabant et Judith Dupont
Parution : juillet 2009
Editeur : Erès
Prix : 17 €

Ce numéro rassemble les textes d’un colloque tenu à l’université de Lausanne autour de la vie et l’œuvre de la psychanalyste Sabina Spielrein. Longtemps sous-estimés voire ignorés, ses travaux ont été réévalués à la suite de révélations sur sa relation personnelle complexe avec C.G. Jung. Après une vie difficile et une fin tragique, Sabina Spielrein laisse un œuvre originale. Ses idées, souvent innovantes, ont fécondé l’œuvre de nombre de ses collègues.

Ont participé à ce numéro : DOLORES ALBARRACIN-MANZI - MIREN ARAMBOUROU-MELESE - ALAIN DE MIJOLLA - JUDITH DUPONT - MIREILLE FOGNINI - CHRISTIAN GAILLARD - FRANCOISE GALICHET - ANGELA GRAF-NOLD - ANDRE HAYNAL - YVES LUGRIN - SIGNE MAHLER - ELISABETH MARTON - FRANCOIS MARTY - ANNIE MELIHAN-CHEININ - KAJ NOSCHIS - ISABELLE ORTIGUES-MARTY - URSULA PRANESHUBER - SABINE RICHEBACHER - PIERRE SABOURIN -

Nouvelle revue de psycho-sociologie n°7

La Résistance créatrice



Rédacteurs en chef : Gilles Amado et Eugène Enriquez
Parution : juin 2009
Edition : Erès

Présente dans de nombreux travaux, la notion de résistance peut, selon les champs, les disciplines et les références théoriques, revêtir des acceptions de prime abord différentes et désigner des phénomènes tantôt situés du côté de la conservation, du statu quo, de l’archaïque, voire de la restauration ; tantôt situés du côté de la transformation, de l'innovation, de l’émancipation, voire de la révolution. Sens pluriel sur le registre cognitif et jugements de valeur parfois opposés sur l’axe axiologique semblent la caractériser. Nombre d’interrogations s’imposent donc et qui portent finalement sur sa nature ambiguë, voire contradictoire. Toutefois, seront évoquées ici plutôt les résistances au quotidien que la Résistance. Faire tomber les majuscules est sans doute nécessaire si l’on veut comprendre les processus en jeu. On portera plutôt l’attention sur des actes de résistance quotidiens, peu visibles et spectaculaires qu’ils aient ou non une portée stratégique. L’investigation sera guidée par trois grands types de question : Qu’est-ce que la résistance ? Qu’est-ce qui résiste ? A quoi résiste-t-on et comment ?

Ont participé à ce numéro : SIDI MOHAMMED BARKAT - CHRISTINE CASTEJON - SABINE DELZESCAUX - BERNARD DORAY - DOMINIQUE EFROS - EUGENE ENRIQUEZ - ALEXANDRA FELDER - LAURENT FLEURY - JEAN-MARC FRIDLENDER - ERIC HAMRAOUI - FRANCIS JEANSON - OLIVIER JEANSON - DANIELE LINHART - GILLES MONCEAU - YVES SCHWARTZ - LAURENCE THERY - CORINE VEDRINE -

Désir, passion, érotisme... L'expérience de la jouissance

Jacqueline Barus-Michel



Parution : juin 2009
Editeur : Erès
Collection : Sociologie clinique
Prix : 23 €

Tout le monde est intéressé par l'expérience de la jouissance, la sienne et celle des autres, à preuve toutes les œuvres artistiques, érotiques, scientifiques écrites, interrogées et consultées. Ces productions, excitantes ou spécialisées, abordent en général la jouissance sous un angle déterminé. Dans cet ouvrage, l’auteur restitue à cette expérience les dimensions complexes et contradictoires qui en font une question obsédante, différemment posée, interprétée et traitée, selon qu'on est d’un sexe ou de l'autre.

Ni récit érotique ni précis expert, ce livre propose une réflexion entre les deux au plus près de ce qui crée une telle expérience. Comment ceux qui la font et cherchent à la répéter sont-ils happés ? Quels en sont la source et l'objet pour les uns et les autres ? Quelles sont les implications différenciées des hommes et des femmes ? Qu'est-ce que l'amour vient faire dans la jouissance ou l'inverse ? Alors que la société l'ordonne, en fournit les codes, comment la jouissance conduit-elle à transgresser les règles, sans pour autant être dans la destruction perverse de soi, de l'autre et de la loi ? Les Libertins, Sade, sont des figures controversées d'une jouissance qui sert aussi à revendiquer l'affranchissement des pouvoirs. Par le sacrilège ou la dévotion intense, le mysticisme permettrait-il d'atteindre un absolu de jouissance tant extatique qu'érotique, l'une servant de métaphore à l'autre ?

Le savoir de l'artiste et la psychanalyse. Entre mot et image (suite)

Hervé Castanet



Parution : mars 2009
Editeur : Cecile Defaut

Dans cet essai, la psychanalyse ne convoque pas autoritairement les artistes - Poètes, vos papiers ! C'est l'inverse : il y a dans le travail des artistes un savoir - généralement insu d'eux-mêmes - qui implique la psychanalyse. Cette dernière se trouve mise à la question - « 1 énigme étant de son côté » (Lacan, 1971). Cette psychanalyse impliquée oblige à une politique des conséquences : semblants et constructions de simulacres ne peuvent faire l'économie d'un réel. Ce réel est cause. Mots, images, concepts en sont des traitements. Quels sont-ils ? Quelle logique y préside ? Quels résultats sont obtenus - et queues impasses, quels ratages? Quels effets écrire ou montrer ont-ils sur les créateurs eux- mêmes? Le savoir de l'artiste touche précisément à ce réel de la cause - il en est sa doublure, son envers, son intime (et son extime !).

Une mise en garde pratique : « [...] se rappeler avec Freud qu'en sa matière, l'artiste toujours le précède et qu'il n'a donc pas à faire le psychologue là où l'artiste lui fraie la voie » (Lacan, 1965). Le savoir de l'artiste et la psychanalyse fait suite à Entre mot et image paru chez le même éditeur en 2006.

C'est à quel sujet ?

Guy Le Gaufey



Paru le: 25/06/2009
Editeur : Epel
Collection : Essais
Prix : 21 €

Alors qu'il entend dire l'essentiel de l'homme en tant qu'animal rationnel, le mot sujet sert aussi bien à désigner un cadavre en anatomie. De la liberté à la servitude, son spectre sémantique est si large qu'il frise l'homonymie. Le droit, la politique, la médecine, les lettres, les arts ne sauraient s'en passer. Sa carrière philosophique ? Prestigieuse !

Jacques Lacan en a fait d'emblée un leitmotiv de son enseignement. En lançant par la suite sa formule nouvelle d'un sujet représenté par un signifiant pour un autre signifiant, il ne lui a plus accordé identité ni réflexivité. Cette subversion, dont les étapes constitutives sont ici examinées, l'a placé dans de curieuses compagnies, tantôt avouées (Maine de Biran), tantôt inaperçues (averroïsme latin), parfois de circonstance (Foucault). En recoupant ces références disparates, le présent essai redonne à la trouvaille de Lacan son espace epistémique singulier. Et sa puissance d'appel.

Réponse à Job

Carl-Gustav Jung



Paru le: 25/06/2009
Editeur : Buchet-Chastel
Prix : 20 €

Clément de Rome professait que Dieu régentait le monde avec une main droite et une main gauche.
La main droite signifiait le Christ et la gauche Satan. La conception de Clément est manifestement monothéiste puisqu'il réunit les principes opposés dans un Dieu. Plus tard, toutefois, le christianisme devint dualiste dans la mesure où la part des éléments opposés, personnifiée par Satan, se trouve dissociée et où Satan se trouve banni dans un état d'éternelle malédiction. Le voilà, le problème central.
Il est d'une signification essentielle et il est à l'origine de la doctrine chrétienne du salut. Si le christianisme a la prétention d'être une religion monothéiste, il ne peut se passer de l'hypothèse que les contraires sont unifiés dans un Dieu. Mais cela pose un grave problème religieux : le problème de Job. Le but de mon livre est d'en montrer le développement historique à travers les siècles, depuis l'époque de Job jusqu'aux événements symboliques les plus récents.
Pendant plusieurs années, j'hésitais à publier ma Réponse à Job, car je me rendais compte, d'avance, des conséquences de cette démarche et de la tempête qu'elle déclencherait. Mais j'étais possédé par l'urgence et par la lourde signification du problème, et je ne pouvais pas m'en détacher. Aussi je me vis contraint d'accueillir le problème dans son entier, et je le fis en décrivant mon expérience personnelle où figuraient toutes mes émotions subjectives.
Carl Gustav Jung (1875-1961).

jeudi 25 juin 2009

Scilicet - Semblants et sinthome - 7e congrès de l'Association mondiale de psychanalyse

Jacques-Alain Miller (dir.)



Paru le: 11/06/2009
Editeur : Cause Freudienne (la)
Collection : Rue Huysmans
Prix : 25 €

Ce volume est le troisième d’une série qui fait sien l’intitulé de la revue Scilicet que Lacan avait créée pour l’École freudienne de Paris. S’adressant à toi, lecteur, il te dit : Tu peux savoir ! Oui, tu peux savoir comment plus de cent analystes, membres de l’une des sept Écoles de l’Association mondiale de psychanalyse, conjuguent ces deux termes majeurs de l’enseignement de Jacques Lacan : Semblants et sinthome. Ce binaire précieux, dégagé par J.-A. Miller, est en effet le thème que l’AMP a retenu pour son VIIe congrès.
Marqué par un déplacement de la notion de symptôme, le dernier enseignement de Lacan tourne autour du sinthome et de son articulation avec les registres du réel, du symbolique et de l’imaginaire. Le terme de sinthome peut tout d’abord s’entendre comme un mixte de symptôme et de fantasme. Mais, à la différence du symptôme freudien, qui se présente toujours comme extérieur à la structure, le sinthome en est constitutif. Ce changement notable a une incidence directe sur l’acte analytique, l’orientation de la cure, la fin de l’analyse et son corollaire toujours attendu : la passe. Le semblant, lui, dénote un mixte de symbolique et d’imaginaire qui s’oppose au réel, à la jouissance, toujours opaque. Le binaire Semblants et sinthome nous renvoie ainsi « à l’opposition entre sens et jouissance ». Or l’analyse « recourt au sens pour résoudre la jouissance. Autrement dit, l’analyse se sert du semblant pour lire l’opacité de la jouissance ». L’enjeu est donc d’articuler « une dialectique du sens et de la jouissance dans l’expérience analytique et de faire valoir le bord de semblant qui situe le noyau de jouissance ».
À la présentation du thème Semblants et sinthome par Jacques-Alain Miller, succèdent 109 textes correspondant à autant d’items. Ceux-ci ont été choisis avec rigueur et précision à partir des références majeures de l’enseignement de Lacan et de son élucidation par J.-A. Miller. Comme dans tout glossaire, leur ordre est alphabétique.
Le savoir, tel qu’il s’expose ici, n’est pas encyclopédique. Les articles, courts, problématisent et mettent en valeur le débat sur un point précis, tout en s’adressant au public le plus large. Il s’agit de faire entendre, par la voix de chacun, plus pure, le binaire Semblants et sinthome dans ses multiples registres : cliniques, théoriques, pragmatiques…
Le discours est un appareillage de semblants essayant d’entourer le réel, celui d’une jouissance qui se parle à travers chacun de nous. Alors que les semblants scientistes prolifèrent, le psychanalyste bat en brèche la nécessité de la référence et met au jour la contingence de la cause du désir et des formes de la substance jouissante. Pas d’autre référence que ce qui cloche et fait rupture dans la parole et son appareillage au discours. En ce sens, l’abord du symptôme par la psychanalyse et sa réduction à la singularité du sinthome font radicalement vaciller les semblants. Chacun des articles de ce volume s’approche à sa façon de ce point de rupture. Ils aideront chacun des lecteurs à s’y essayer à son tour.

Traversées du trauma - Aux frontières de la clinique psychanalytique

Danièle Deschamps



Paru le: 11/06/2009
Editeur : De Boeck
Collection : Oxalis
Prix : 22 €

Ce livre est un hommage à deux grands pionniers de la psychanalyse, Joyce McDougall et Henri Bauchau.
A leur suite, tout en narration et en poésie, l'auteur a voulu conter l'histoire du voyage thérapeutique qu'elle a mené avec ses patients. Expliquer comment aller, en tant qu " accompagnant ", à la rencontre des parties éjectées de ces derniers, des pertes survenues à la suite de traumas graves. Dans cette fracture de vie, le lien se trouve rompu, tant avec soi (corps animé, émotions, affects) qu'avec l'autre.
Ce travail de retrouvailles avec son histoire vécue passe par la remise en jeu des corps et des psychismes et s'avère être un saut dans le vide tant chez le thérapeute que chez son patient. Ce travail s'inscrit dans la violence de ce monde en quête de repères et de médiations, pour se laisser guider par " l'esprit souffleur" surgi des inconscients personnels et collectifs, à la recherche d'une parole vraie, affectée, incarnée.

La métapsychologie de Freud - Exposé critique

Alain Delrieu



Paru le: 11/06/2009
Editeur : Economica
Collection : Anthropos
Prix : 29 €

La métapsychologie s'est emparée de Freud.
Selon ses propres mots cette " sorcière " l'interpella en lui rejoignant de conquérir l'espace psychique. Il ne put " échapper " à cette injonction. Ce " destin ", il l'assuma en " conquistador " " dévoré " par l'" ambition ", en " explorateur " plutôt qu'en " homme de science ". Mais il soupçonna qu'à l'instar de Moïse, il ne serait pas celui qui posera le pied sur la " terre promise ". Les termes de cet autoportrait très partiel indiquent que l'exposé de la métapsychologie freudienne n'est pas un exercice ordinaire.
Alain Delrieu a choisi de faire " comme si " Freud avait achevé sa conquête. Ce " comme si ", procédé heuristique, lui est apparu fécond pour mener à bien un examen critique de la métapsychologie, car cet artifice en se révélant insoutenable, met clairement en évidence les failles et les inachèvements avoués de la construction. L'auteur tente parallèlement de réordonner l'ensemble, et ce, en usant d'abord des matériaux contenus dans les textes de Freud, et en veillant à ne pas en trahir l'ultime inspiration.

Figures ordinaires de l'extrême

François Pommier (dir.)



Paru le: 01/06/2009
Editeur : PU Rouen
Collection : Psychanalyse & santé
Prix : 19 €

L'extrême, envisagé dans cet ouvrage comme processus fédérateur, ne s'inscrit pas nécessairement dans la proximité de la mort réelle ni de l'exception.
Il naît de l'alchimie entre la manière dont le sujet chemine à travers les représentations qu'il se fait de lui-même, et celle dont l'autre le regarde, étant entendu que chaque individu a vécu des moments ou des situations qui, à ses yeux, peuvent être qualifiées d'extrêmes. Dans le contexte naturel d'une existence humaine, l'ordinaire et l'extrême s'associent et se séparent continuellement comme des images mobiles en décomposition ou recomposition presque simultanées.
Ainsi s'établit une solution de continuité entre eux, semblable à celle qui unit la pathologie et la normalité, le sommeil et la veille. Le caractère ordinaire de l'extrême tient à la place qu'y occupe la sensorialité et à l'organisation même du vivant, dont l'ordre ne se maintient que parce qu'il y a échange, et que cet échange permet d'affronter l'état de désordre vers lequel une telle organisation irait naturellement.
Etat de désordre qui ressurgit sûrement dans ces situations extrêmes où, brutalement, pourrait l'emporter l'attrait pour la déstructuration, la proximité physique de la mort.

mercredi 17 juin 2009

La projection. A chacun son film...

Virginie Megglé



Parution : mai 2009
Editions : Eyrolles
Collection : les mots de la psychanalyse
Prix : 13 €

Consciemment ou non, nous prêtons aux autres des sentiments et des intentions qu'ils n'ont pas. Nous avons l'impression d'être à leur place et de bien les connaître. Ce sont pourtant nos propres sentiments que nous projetons sur eux. Les enfants le disent simplement : "C'est celui qui le dit qui y est".

La projection est un concept psychanalytique dont nous faisons tous l'expérience au quotidien. Que signifie-t-elle ? À quoi sert-elle ? Par quels chemins détournés s'exprime-t-elle ? Honte, peur, jalousie, amertume ou tristesse... quels sentiments dissimule-t-elle ?

Ce petit guide vous invite à découvrir ce phénomène à la fois courant et extraordinaire qu'est la projection. En prime, il vous permettra de reconnaître, de comprendre et d'accepter vos propres projections.

Psychologie Clinique, n°27 - 2009/1

La folie sur scène



Parution : juin 2009
Editeur : EDK
Co-editeur : Olivier Douville

Sous la direction de Daniel Raichvarg et Claude Wacjman

Les psys, la psyché, les psychos et leurs avatars sont désormais des sujets et des objets médiatiques. Les journaux, la télévision, les livres, pour ne se contenter que d’objets médiatiques de l’ordre du réel, leur offrent des scènes qui, si elles ne sont pas nouvelles, se sont multipliées en diversifiant les interactions potentielles avec d’autres scènes, plus ou moins primitives et peuplées d’autres acteurs. Ce dossier se propose d’en regarder quelques-unes avec des outils où il sera évidemment question de représentations sociales et de leur construction. Cependant, afin de diversifier notre mode d’approche de ces scènes médiatiques, nous avons convoqué des spécialistes des différents médias en cause pour passer quelques-uns de ces objets au crible. La question de la valeur scientifique à accorder aux exposés cliniques ouvre la partie varia de cette livraison, consacrée à des dispositifs cliniques concernant des techniques thérapeutiques comme le psychodrame ou des ateliers d’expression et des questionnements autour de l’empreinte, à partir de la dramaturgie, de la psychopathologie de l’exclusion et des interventions à l’université et à l’hôpital. Dans la tourmente que connaissent la psychologie et la psychanalyse actuellement, on se réjouit de leur actualité et de leur présence à la lecture de ce numéro.

jeudi 11 juin 2009

MENTAL n°22 - Avril 2009

Les médecines prédictives et le choix du désir



Éditorial : Dominique Laurent

Le temps imprévisible

Jacques-Alain Miller : Introduction à l’érotique du temps

Tout savoir, tout prévoir ?

Éric Laurent : L’avenir d’une illusion : le culte de la prévision
Miguel Bassols : La légende des gènes et les lecteurs du cerveau
Guy Briole : Nés sous Y, secret et anonymat
Javier Peteiro Cartelle : Hacia Gattaca
Gustavo Dessal : Do you wanna gen with me ?
Nathalie Jaudel : La dictature de l’hygiène
Marco Mauas : Irréalisme des réalisations de la génétique moderne
David Monnier : L’allèle 334, sa vie, son oeuvre
Pierre-Yves Turpin : Prédiction et indéterminisme en physique

L’imprédictible dans la clinique à l’heure du génome

François Leguil : L’impossible prédiction de la douleur éradiquée
François Ansermet : Le vertige de savoir
Entretien avec René Frydman : Une assistance médicale au désir
Rémi Lestien : Mythe, sens et trou dans le savoir
Daniel Roy : Procréation : aide médicale et menace du réel
Catherine Vacher-Vitasse : Un autre parcours
Mathilde Morisod-Harari : Anomalies des chromosomes sexuels, quel choix en médecine prénatale ?
Eva Pigois : L’intersexualité et les ambiguïtés de la liberté
Armelle Guivarch : Vingt-trois et toi. Quelques effets subjectifs de la médecine prédictive en oncologie
Marta Vitale : La psychanalyse appliquée à l’oncogénétique
Jacqueline Dhéret : Le silence de Sabine
Claudia Iddan : Là où il est question de finir sa vie avant de la commencer
Dalila Arpin : " Un conte de Noël "

La passion des experts

Dan Kaminski : Le crime de la science
Noëlle De Smet : " C’est quand même pas sauvage de parler vivant ! "
Philippe Fouchet : Pour une prévention précoce et universelle du " trouble des conduites "
Thérèse Petitpierre : La cause des enfants : Pas de 0 de Conduite
Carmen Grifoll, Susana Brignoni, Guy Briole : La certitude génétique

jeudi 4 juin 2009

L'inconscient de la maison

Alberto Eiguer



Paru le: 03/06/2009
Editeur : Dunod
Collection : psychismes
Prix : 22 €

Pour beaucoup, la maison représente un lieu apprécié de réconfort et de sécurité. C'est aussi un lieu d'émotions fortes et de liens stables que l'on désire durables où puisse se perpétuer la lignée. Si de tels affects et vécus sont rendus possibles, c'est que la maison est représentée dans notre inconscient et que notre inconscient l'ordonne et lui donne vie.

Alberto Eiguer étudie ici cette réciprocité. II reprend des concepts comme représentation, image du corps, sentiment d'appartenance, intersubjectivité familiale, qu'il fait jouer en les réarticulant, ou il en crée d'autres comme habitat intérieur, liens de cohabitation. Dans les familles adoptives, recomposées et homoparentales, ces derniers liens permettent de refonder un lien de filiation entre des individus qui n'ont pas de liens de sang. Quelles forces animent la cohabitation ? Quels conflits, difficultés et souffrances expriment-elles qui nous aideront à mieux les traiter ? Comment véhiculent-elles la mémoire des blessures transgénérationnelles ?

En s'interrogeant sur les objets et les meubles, leur fonction, la manière dont ils sont disposés dans le logement, ou sur la circulation entre les pièces, A. Eiguer conclut à l'importance du jeu et de l'action pour la famille. L'espace se construit par le mouvement que l'on inflige aux choses et si l'on s'y plaît, c'est parce que « l'on s'y amuse comme des enfants ».

L'étude de l'intime rappellera au lecteur les virtualités de la vie commune ainsi que les drames qu'elle peut traverser. Ce livre, complété par de nombreuses illustrations cliniques, permet d'envisager sous un autre regard la construction de la maison, l'héritage, le déménagement ou les souffrances dues à la perte de son logis.

L'adolescent et le psychanalyste

Jean-Jacques Rassial



Paru le: 03/06/2009
Editeur : Payot
Collection : Petite Bibliothèque Payot
Prix : 8,50 €

Alors que de nombreux patients de Freud étaient, sinon des adolescents, du moins de très jeunes adultes, les travaux psychanalytiques sur les adolescents sont longtemps restés marginaux, au profit notamment des recherches sur la petite enfance. Ce n'est que récemment, et surtout en France, que la situation a changé. Jean-Jacques Rassial montre ici comment le psychanalyste ou tout autre intervenant peut répondre aux vraies questions de l'adolescent sur son identité, son corps, sa place, qu'elles se traduisent dans son discours ou dans une pathologie : perturbation scolaire, toxicomanie, délinquance, comportement suicidaire...