jeudi 26 mars 2009

En-jeux de l'Autre - Entre plaisir et jouissance

Michel Constantopoulos



Paru le : 26/03/2009
Editeur : Erès
Collection : Hypothèses
Prix : 25 €

La vie amoureuse est au cœur de la psychanalyse, mais son approche accorde habituellement la première place au désir et au manque, ne laissant au plaisir que la portion congrue. Pourtant, la notion de « gain de plaisir » avait surgi sous la plume de Freud au temps de ses premières découvertes, associée au mécanisme du plaisir préliminaire. Il en avait même fait un principe, sous la domination duquel il avait placé non seulement les préliminaires amoureux, mais le jeu de l’enfant, le mot d’esprit, la création poétique, le théâtre… L’auteur parcourt les itinéraires de la confrontation au désir qui, entre plaisir et jouissance, est vécu par le sujet sur le mode de l'altérité radicale.

Les dissidences du corps - Répression et subversion en psychosomatique

Christophe Dejours



Paru le : 18/03/2009
Editeur : Payot
Collection : Petite Bibliothèque Payot
Prix : 8,50 €

Le corps a parfois des comportements insolites. Il ne fait ce qu'on attend de lui. Certains patients déjouent le pronostic médical et peuvent aller jusqu'à faire douter du principe même de prédictibilité portant sur l'évolution habituelle des maladies. Pour une part, il se pourrait que les maladies du corps soient plus humaines et sociales qu'on ne le pense, c'est-à-dire pas uniquement placées sous le primat du déterminisme biologique. Quels sont donc les ressorts de ces dissidences du corps ?

jeudi 19 mars 2009

Petite grammaire lacanienne du collectif institutionnel - L'institution parlante...

Jacques Cabassut



Paru le : 15/03/2009
Editeur : Champ Social (Editions)
Collection : Psychanalyse et éducation spéc
Prix : 15 €

Qu'est-ce qu'une institution ? Est-il équivalent de travailler, de vivre, de se soigner.
en institution ou dans un établissement, fusse-t-il spécialisé ? Comment marier ( harmonieusement ! ? ) logique institutionnelle et logique d'établissement ? Fort d'une expérience de psychologue clinicien institutionnel, l'auteur tente tout au long de ces lignes, de répondre à ces questions. Son modèle, psychanalytique, inspiré du courant de la psychothérapie institutionnelle, pourrait se résumer ainsi : l'institution est structurée comme un langage, elle se lit comme un texte, s'entend comme un discours, se pratique comme un symptôme.
À un moment où les secteurs de la santé et du médico-social sont l'objet de réformes massives, remettant en cause le sens des missions, désubjectivant les pratiques et standardisant le rapport humain au patient, au résident, au bénéficiaire. l'approche structurelle langagière proposée, pourrait aider le travailleur institutionnel à relancer un travail salutaire de pensée, dynamiser un mouvement de réflexion éthique sur ses actions et ses actes.

Contre l'éternité - Ogawa, Mallarmé, Lacan

Jean Allouch



Paru le : 12/03/2009
Editeur : Epel
Collection : Essais
Prix : 19 €

À l’origine de toute œuvre, artistique ou autre : une mort. Et l’œuvre est censée effectuer le deuil, telle est aujourd’hui la vulgate. On sait moins que la mort en est aussi le terme, non pas tant la mort physique de l’auteur, car son œuvre lui survit, mais cette seconde mort à laquelle tout un chacun est promis lorsque le temps vient où plus aucune trace ne subsiste de ce qui a été réalisé.
Une question s’ensuit, d’autant plus vive que l’œuvre produite sera davantage reconnue « immortelle » : comment se prêter à cette seconde mort alors même que l’œuvre en barre l’accès ?
Chacun à sa manière, une romancière, Yoko Ogawa, un poète, Stéphane Mallarmé, un psychanalyste, Jacques Lacan, ont tenté de résoudre cette difficulté. Selon quels biais ?
Et comment se présenterait l'amour s'il devait, lui aussi, être délesté de son parfum d'éternité?

L'animisme parmi nous

Claude Janin, Anne-Christine Taylor, Marika Moisseeff, Jean-Louis Baldacci



Paru le : 11/03/2009
Editeur : PUF
Collection : Monographies et débats de psy
Prix : 27 €

Les 29 et 30 mars 2008, se tenait au musée du quai Branly un colloque réunissant des anthropologues et des psychanalystes autour du thème de l’animisme.
L’originalité de ce colloque a reposé en grande partie sur sa méthodologie. Si les rencontres que psychanalystes et anthropologues avaient tenues par le passé ont été fortement marquées par des discussions épistémologiques, par exemple autour de l’opposition entre structure et histoire, cette rencontre-ci s’est constituée autour d’une méthode de travail nouvelle dans ce type d’échanges : il s’est agi, aussi bien pour les anthropologues que pour les psychanalystes, de discuter à partir du « matériau » de leurs pratiques respectives — clinique analytique pour les psychanalystes, matériel de terrain pour les anthropologues. Ainsi, il n’était pas dans notre préoccupation de trouver à tout prix un consensus, nécessairement trompeur, mais bien plutôt de se laisser surprendre et interroger par nos modes de pensée et d’approche différents. Nous souhaitons faire partager au lecteur la surprise et le bonheur de cette heureuse rencontre.

Le savoir de l'artiste et la psychanalyse - Entre mot et image (suite)

Hervé Castanet



Paru le : 04/03/2009
Editeur : Cécile Defaut (Editions)
Prix : 18 €

Dans cet essai, la psychanalyse ne convoque pas autoritairement les artistes - Poètes, vos papiers ! C'est l'inverse : il y a dans le travail des artistes un savoir - généralement insu d'eux-mêmes - qui implique la psychanalyse.
Cette dernière se trouve mise à la question - " l' énigme étant de son côté " (Lacan, 1971). Cette psychanalyse impliquée oblige à une politique des conséquences : semblants et constructions de simulacres ne peuvent faire l'économie d'un réel. Ce réel est cause. Mots, images, concepts en sont des traitements. Quels sont-ils ? Quelle logique y préside? Quels résultats sont obtenus - et quelles impasses, quels ratages? Quels effets écrire ou montrer ont-ils sur les créateurs eux-mêmes? Le savoir de l'artiste touche précisément à ce réel de la cause - il en est sa doublure, son envers, son intime (et son extime !).
Une mise en garde pratique : " [. ] se rappeler avec Freud qu'en sa matière, l'artiste toujours le précède et qu'il n'a donc pas à faire le psychologue là où l'artiste lui fraie la voie " (Lacan, 1965). Le savoir de l'artiste et la psychanalyse fait suite à Entre mot et image paru chez le même éditeur en 2006.

jeudi 12 mars 2009

Correspondance 1906-1939

Sigmund Freud



Paru le : 04/03/2009
Editeur : Hachette
prix : 49 €

La correspondance entre Sigmund Freud et Max Eitingon - huit cent vingt et une lettres, la plus abondante connue - est un témoignage exceptionnel des rouages de la machinerie psychanalytique de 1906 à 1939.
Max Eitingon vient vers Freud en 1906 et fait avec lui la toute première "analyse didactique". Cet échange rend compte de l'aspect historique du mouvement psychanalytique, son fonctionnement et ses crises, mais aussi des relations, en arrière-plan, des différents acteurs de ce mouvement tels que Abraham, Ferenczi, Rank ou encore Jones, que l'on trouve ici présentés sous des angles peu habituels. Cette relation épistolaire, tout d'abord formelle, s'est progressivement transformée en relation amicale et affective.
En effet, Max Eitingon parle de Freud dans ses lettres, et s'inquiète de son état de santé. Freud le tient au courant de l'évolution de son cancer, toujours avec cette distance pleine d'humour qui apparaît en permanence dans ses écrits. II n'omet pas de lui donner ses conseils concernant la politique que doit adopter l'Association psychanalytique internationale par rapport aux scissionnaires, puis aux nazis qui étranglent la psychanalyse en Allemagne, avant son exil et sa mort le 23 septembre 1939.
On découvre un adepte admiratif qui voue sa vie à la défense des idées de Freud. Max Eitingon devient ainsi indispensable au mouvement psychanalytique et l'un de ses plus fervents défenseurs.

Un psychanalyste sur le divan

J-D Nasio



Paru le : 04/03/2009
Editeur : Payot
Collection : Petite Bibliothèque Payot
Prix : 7,5 €

Pouvons-nous encore croire à l'amour alors que tant de couples se défont ? Comment apprivoiser la haine ? Que nous disent les hommes et les femmes homosexuels ? Comment parler vrai à nos enfants ? Qu'est-ce qu'un ami véritable ? A toutes ces questions, et à beaucoup d'autres, j-d nasio apporte des réponses simples et directes, illustrées par des exemples tirés de sa longue expérience, l'expérience d'un psychanalyste proche de ses patients : Joël, au bord de la folie ; Florent, le garçon humilié ; léa, délivrée de sa phobie ; le charme d'albertine.
Tous ces récits font vibrer une pensée qui ne cesse de résonner en nous. Mais surtout, l'auteur s'allonge sur le divan pour nous parler de lui, de sa vocation, de ses doutes et de ses convictions. Des pages pleines de sensibilité, où la psychanalyse danse avec la vie.

La psychanalyse dans les règles de l'art

Lya Tourn



Paru le : 26/02/2009
Editeur : Seuil
Prix : 17 euros

L'idée que nous nous faisons de la psychanalyse est souvent prise entre l'imaginaire, les effets de la vulgarisation et un certain hermétisme du discours de ceux qui l'exercent.
Que se passe-t-il dans le cabinet du psychanalyste? Comment se pratique la psychanalyse, cette "science" déjà vieille de plus de cent ans et pourtant sans cesse réinventée, cette "méthode" que son fondateur n'hésitait pas à définir comme un " art ", tout en en soulignant l'extrême rigueur? Comment réinterroger ces gestes - l'écoute, le silence, le secret, la supposée "neutralité" de l'analyste, voire son " indifférence ", et jusqu'à ses " interprétations " - pour leur restituer toute la vivacité de l'invention freudienne? Sont-ils aussi nécessaires et pertinents de nos jours qu'ils pouvaient l'être du vivant de Freud? Revisiter la technique psychanalytique à l'aide d'autres formes de savoir-faire, comme celles que l'expérience artistique, musicale, théâtrale, poétique.
permet de découvrir, semble l'une des voies possibles pour enrichir et renouveler le regard porté sur toutes ces choses, devenues banales, presque ternes, à force d'être présumées trop bien connues.

Comprendre Mélanie Klein

Sabine Parmentier



Paru le : 25/02/2009
Editeur : Armand Colin
Prix : 19,50 €


L'influence de Melanie Klein a été considérable sur le développement de la psychanalyse.
C'est elle qui, la première, après les travaux fondateurs de Sigmund Freud, a critiqué, enrichi les théories naissantes, au prix, parfois, de violents conflits avec Anna Freud. Toute son œuvre repose sur une conception originale de l'inconscient et du fonctionnement mental qui lui a permis, très tôt, de considérer le nourrisson comme une personne. Dès lors, le psychisme inconscient, avec sa prédominance dans l'enfance, s'ouvre à l'exploration psychanalytique.
Elle est aussi la première à avoir compris la différence entre un enfant psychotique et un enfant autiste. Tous les thérapeutes d'enfants en sont les héritiers. Si, aujourd'hui, son œuvre est à redécouvrir, c'est aussi parce qu'elle y défend une sensibilité méticuleuse à la trame la plus fine des relations unissant l'analyste à l'analysant, et à ses réactions aux interprétations. Cette sensibilité est à recommander à tout analyste, quelle que soit son obédience.

mercredi 4 mars 2009

IL Y A MALÊTRE - Essai sur le temps et la constitution du soi contemporain

Denis Viennet



Parution : mars 2009
Editeur : l'Harmattan
Collection : la philosophie en commun
Prix : 24 €

Stress, surmenage, asthénie, tension nerveuse... Ces mots, qui se multiplient désormais dans les discours et les écrits, sont les signes d'un problème majeur de notre civilisation, que la psychiatrie, la psychopathologie, la sociologie, pointent de manière alarmante : l'homme contemporain est le sujet d'un malêtre qui se généralise sous les noms de "fatigue d'être soi" et de dépression. Au centre de cette souffrance apparaît la question du "rapport du temps à soi".

mardi 3 mars 2009

LA PROHIBITION DE L'INCESTE - Critique de Françoise Héritier

Bernard Vernier



Parution : février 2009
Editeur : l'Harmattan
Prix : 26 €

Dans son ouvrage Les deux soeurs et leur mère Françoise Héritier propose une explication de la prohibition de l'inceste, selon laquelle les interdits sexuels et matrimoniaux s'expliqueraient par le fonctionnement de l'esprit humain qui oppose l'identique et le différent. Cet ouvrage est une mise à l'épreuve anthropologique de cette théorie. En expliquant une constitution sociale comme la prohibition de l'inceste par les structures universelles de l'esprit, n'est-on pas condamné à oublier que les structures sont générées socialement ?