vendredi 15 décembre 2017

Francoise Fonteneau : L'éthique du silence. Wittgenstein et Lacan (rééd.)

Le Seuil - Novembre 2017


D'un côté, une éthique indicible (Wittgenstein), de l'autre, une éthique du mi-dire (Lacan). L'expérience éthique serait-elle liée à l'expérience de la limite dont le silence ferait partie ?
Wittgenstein et Lacan sont interrogés ici comme les figures de notre temps susceptibles d'éclairer la question de l'éthique.
Mais les champs logico-philosophique et psychanalytiques ne sont pas les seuls traversés. Puisant ses exemples dans les arts – de Munch à Berio et Thomas Bernhard, en passant par le poème mystique de saint Jean de la Croix –, Françoise Fonteneau pose, en outre, la question de la figurabilité des pulsions, pour en venir à l'impossible mais nécessaire écriture du silence.

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jeudi 14 décembre 2017

Psychothérapies - 2017/4 - Vol. 37 - Varia

Médecine & Hygiène - Décembre 2017


Page 209 à 210 : Philippe Rey-Bellet - Relations d’objet | Page 211 à 223 : Frédéric Brossard, Rosa Caron - Gestes signifiants, à travers l’imitation, dans la maladie d’Alzheimer au stade sévère : vécus subjectifs | Page 225 à 232 : Vincent Di Rocco - Jeux de mots | Page 233 à 243 : Laurent Branchard - Du cataclysme à la guerre ; éprouver la rencontre de l’objet | Page 245 à 252 : Alexandre Lévy, Patrick Martin-Mattera - Clinique différentielle du fantasme dans les névroses et les perversions | Page 253 à 260 : Johann Jung, Alexandre Francisco - Le double : un opérateur thérapeutique dans la clinique des souffrances narcissiques-identitaires ? | Page 261 à 269 : Liviu Poenaru - L’hallucinatoire de déplaisir. Une perspective psychanalytique et scientifique.

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mercredi 13 décembre 2017

Collectif : Les psychoses ordinaires et les autres sous transfert

AMP - Novembre 2017 - Collection Rue Huysmans


Ce volume n'est pas ordinaire, ce n'est pas un dictionnaire sur les psychoses, ordinaires ou extraordinaires, ce n'est pas un manuel sur leur usage sous transfert, c'est une élaboration faite au un par un par 109 psychanalystes de l'association mondiale de psychanalyse sur 108 termes choisis très divers qui font apercevoir un paysage inédit : celui des psychoses au XXIème siècle et leur traitement avec la psychanalyse lacanienne.

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mardi 12 décembre 2017

Agnès Volta et Jean-Claude Rollet : Influence socioculturelle sur la souffrance psychique. Une question de place

L'Harmattan - Décembre 2017


État d'instabilité, manifestations d'anxiété, décohésions familiales, épuisement professionnels connaissent un fort accroissement aujourd'hui. Leur origine semble liée aux transformations profondes de notre société et la difficulté d'y trouver sa place tant dans la vie personelle que professionnelle et sociétale. À l'écoute des patients, le psychothérapeute est confronté à la manière dont la société génère ses propres symtômes capables d'influencer les symptômes individuels.

Agnès Volta, née en 1962, psychologue clinicienne, diplômée de l'Université Lyon II, exerce la psychothérapie analytique auprès des enfants et des adultes au Centre Médico-Psycho-Pédagogique de Roanne ainsi qu'en cabinet libéral. Jean-Claude Rollet, né en 1948, psychiatre et pédopsychiatre (Faculté de Médecine de Lyon), a dirigé le Centre Médico-Psycho-Pédagogique de Roanne pendant 28 ans et exerce la psychothérapie analytique en cabinet libéral.

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lundi 11 décembre 2017

Chimères N° 91 : Changements dans les politiques des drogues

Revue Chimères - Décembre 2017


« Un monde sans drogues » ? Chimère ! Depuis que Richard Nixon a déclaré la guerre à la drogue, sa consommation a explosé et partout dans le monde et elle alimente de redoutables mafias qui rejoignent la criminalité en col blanc dans les paradis fiscaux. Après des années de criminalisation des jeunes des quartiers, reconnaissables à la couleur de leur peau, quelque chose a permis l’irruption du cannabis dans le débat public. C'est ce "quelque chose" que ce numéro de Chimères cherchera à explorer. Avec la lutte contre le sida, un premier tournant s’est pris : distribuer des seringues, c’est accepter que des gens consomment des drogues. Mais ce tournant majeur a été masqué par une médicalisation acceptable dans une logique prohibitionniste sans l’action des associations d’usagers. Comment comprendre la bascule actuelle ? Quelle est l’urgence du changement ? Comment le continent américain s’est-il engagé dans cette voie? Quelles expériences avons-nous en France de ces nouvelles régulations ? Le changement de paradigme sera éclairé par le récit d’expériences militantes et l’examen du renouveau des recherches cliniques sur les drogues, cannabis, ecstasy, peyotl, «ces briseurs de soucis », qui accompagnent l’aventure des hommes d’après Freud.


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samedi 9 décembre 2017

Abords n° 35-36 : La psychanalyse vivante. Qu’est-ce que psychanalyse au XXIe siècle ?

Association de la Cause freudienne - Décembre 2017



"L’époque change et le lien social avec lui, modifiant le vivre ensemble. Personne ne croit plus au père et les idéaux se sont effondrés avec lui. Les idoles contemporaines que sont la science et le capital laissent les sujets déboussolés. Solitude, ennui, angoisse ou affolement de la pulsion dérégulée sont les noms du malaise dans notre civilisation. Alors que peut-on attendre de la psychanalyse au xxie siècle ? Jacques Lacan a poussé plus loin la doxa freudienne en revisitant les questions du corps, de l’inconscient, du transfert, etc., pour nous permettre d’inventer une psychanalyse en prise avec son époque grâce à un corpus conceptuel qui nous donne des outils pour la penser. Le concept de jouissance en particulier constitue une clé de lecture précieuse qui tient compte d’un réel incontournable dans le rapport à l’Autre. La conférence de Gérard Wajcman sur le collectionneur d’art et sa collection nous met sur la piste de cette part obscure, au-delà de toute mesure, qui inscrit, toujours en creux, une perte. Lacan a donné à cette marque singulière le nom de jouissance, cause du désir et le collectionneur nous intéresse comme figure du désir en tant que désir de l’étranger en soi. « Collectionner abolit non seulement les frontières, mais fait tomber les murs de nos propres maisons, ouvrant portes et fenêtres pour accueillir chez soi, et en soi, d’autres regards, des regards d’ailleurs qui nous ouvrent les yeux. »
Poursuivant votre lecture des textes de ce double numéro d’abords, vous découvrirez combien Lacan, lorsqu’on le suit jusqu’à son dernier enseignement, est pertinent pour nous orienter dans les questions qui sont les nôtres aujourd’hui. En voici quelques-unes.
Qu’est-ce qu’un homme, qu’est-ce qu’une femme, lorsqu’on se réfère à la doxa lacanienne ? Dalila Arpin parcourt le tableau des formules de la sexuation de Lacan pour nous livrer une lecture des mathèmes susceptibles de nous orienter quant à ces questions. L’amour, avance-t-elle, peut être cette expérience qui ouvre sur la figure de l’Autre en soi, sur cette part de jouissance qu’une femme éprouve sans pouvoir rien en dire. Les lettres d’Hannah Arendt à Martin Heidegger témoignent de cet amour passion qui se voulait plus fort que la mort. Qu’en est-il des nouvelles modalités de rencontre des parlêtres au XXIe siècle ? La conférence d’Esthela Solano-Suárezinterroge comment on fait couple aujourd’hui alors que la technologie met sur le marché toujours plus d’objets connectés qui font promesse de sortir de l’isolement les sujets contemporains. Il se pourrait bien que ce ne soit qu’un « marché de dupes » et que le sinthome soit tout ce que le parlêtre peut inventer pour faire couple et rencontrer « une solitude féconde au sens où elle peut ouvrir vers l’infini d’une autre solitude ». Comment psychanalyse-t-on au XXIe siècle ? La conférence de Patrick Monribot reprend dans une langue limpide et ciselée ce que Lacan a pu développer sur le corps dans son enseignement : depuis le corps du stade du miroir, en passant par le corps décerné par le signifiant, jusqu’au mystère du corps parlant, produit de l’impact du réel de la langue sur le corps. La direction de la cure s’en trouve changée, même si le dernier enseignement de Lacan intègre ces différents temps. « Analyser le parlêtre, ce n’est pas la même chose qu’analyser l’inconscient structuré comme un langage. » L’analyste du XXIe siècle « mouille sa chemise au sens d’y mettre son corps en acte ».
Cette mise en présence des corps parlants dans l’expérience analytique est le gage d’une psychanalyse encore et toujours vivante : pour chacun, dans les cures, mais aussi pour la psychanalyse dans son époque. Une abondante moisson de textes vient donc témoigner de ce qui s’est dit et écrit en MAP entre l’automne 2015 et l’hiver 2016. Elle porte la trace de ce qui se produit de vivant grâce à l’orientation lacanienne. Elle attend de te rencontrer cher lecteur." Elisabeth Pontier

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vendredi 8 décembre 2017

Juan Pablo Lucchelli : Lacan, de Wallon à Kojève

Editions Michèle - Décembre 2017 - Collection : Sigmund


Préface de Serge Cottet

Dans ce nouvel ouvrage, Juan Pablo Lucchelli explore les travaux initiaux de Lacan, bien avant sa rencontre avec ce que l’on nomme le structuralisme.
Si l’on situe communément le début de l’œuvre de Lacan au début des années 50, suite à sa rencontre avec de l’œuvre de Lévi-Strauss, on méconnait souvent la période qui l’a précédée.
Or, parmi les nombreuses références qui ont compté pour le jeune Lacan, les figures de Henri Wallon et d’Alexandre Kojève se révèleront décisives. Un travail d’analyse textuelle très précis des premiers écrits, et notamment de l’article « Les complexes familiaux », de 1938, permet de mettre ici au jour tout ce que Lacan doit à Wallon.
Kojève, quant à lui, est encore plus présent dans l’œuvre du psychanalyste : on sait combien il a marqué les jeunes années de Lacan, mais la découverte de quelques lettres inédites de Lacan à Kojève à la Bibliothèque nationale de France met en évidence l’omniprésence de ce dernier, même au-delà de la période structurale.
Ainsi, le travail d’analyse approfondi que Juan Pablo Lucchelli présente ici permet de dessiner la matrice d’une pensée qui va influencer Lacan dès le début de sa vie intellectuelle. 
Dans la même veine, la découverte d’une citation précoce de Horkheimer jette des nouvelles lumières autant sur la notion de « déclin de l’imago paternelle » que sur le rapport de Lacan aux auteurs francfortois.
Le lecteur lira également avec bonheur un texte de 1936, resté inédit jusqu’à une date récente, que le philosophe devait écrire à quatre mains avec le psychanalyste.

Juan Pablo Lucchelli est médecin psychiatre et psychanalyste à Paris. Membre de l’École de la Cause Freudienne et de l’Association Mondiale de Psychanalyse, il enseigne à l’Antenne Clinique de Genève. Egalement Docteur en psychanalyse; docteur en philosophie, et docteur en psychologie, il est l’auteur de nombreux articles de référence et conférences à l’étranger.
Il a publié La Perversion (éditions Payot-Lausanne 2005), Le transfert, de Freud à Lacan ; Le malentendu des sexes et Métaphores de l’amour (Presses Universitaires de Rennes 2009, 2011 et 2012) ; Lacan avec et sans Lévi-Strauss (éditions Cécile Defaut 2014) ; il est également co-auteur avec Fabian Fajnwaks d’un livre d’entretiens avec Jean-Claude Milner, Clartés de tout (éditions Verdier 2011).

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